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 BOUDDHISME

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Guy
Grand Inquisiteur


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MessageSujet: BOUDDHISME   Mar 21 Juin à 20:35

Bouddhisme: présentation

Bouddhisme l'une des principales religions du monde, qui apparut au nord de l'Inde et fut fondée sur les enseignements de Bouddha, «L'Éveillé».

Le bouddhisme fut à l'origine un mouvement monastique au sein de la tradition brahmanique. Il prit rapidement une orientation bien différente puisque le Bouddha rejeta les aspects fondamentaux de la philosophie hindoue, récusa l'autorité sacerdotale, ne reconnut pas la validité des Écritures védiques et renia le culte des divinités sur lequel elles étaient fondées. De plus, la Voie qu'il prêchait était ouverte aux hommes et aux femmes issus de toutes les castes. Il refusait d'admettre que la valeur spirituelle d'une personne dépende de sa naissance. Voir Hindouisme.
Aujourd'hui, le bouddhisme se présente sous deux formes principales : la doctrine primitive, ou Theravada, dite encore Hinayana ou «Petit Véhicule», et le Mahayana ou «Grand Véhicule».

Le bouddhisme s'est répandu en Inde, au Sri Lanka, en Thaïlande, au Cambodge, en Birmanie et au Laos, où la forme dominante a été le Theravada; le Mahayana a surtout été représenté en Chine, au Japon, à Taiwan, au Tibet, au Népal, en Mongolie, en Corée, au Viêt Nam, ainsi qu'en Inde. Il y aurait entre 150 et 300 millions de bouddhistes à travers le monde. On ne peut guère donner d'estimation plus juste : dans la quasi-totalité des pays asiatiques, l'adhésion religieuse n'est généralement pas exclusive; il est, par ailleurs, particulièrement difficile d'estimer le nombre croissant de bouddhistes dans des pays comme la Chine.

ORIGINES

Le bouddhisme mit longtemps avant d'acquérir sa forme définitive. La vie du Bouddha Les premières informations disponibles sur la vie du Bouddha ne sont que des comptes rendus fragmentaires, la première biographie complète n'étant apparue que des siècles après sa mort. Toutefois, les spécialistes occidentaux s'accordent généralement pour dater sa naissance du milieu du VIe siècle avant notre ère.

Le Bouddha (de son vrai nom Gautama) serait né à Kapilavastu près de la frontière qui sépare de nos jours l'Inde du Népal. Son père aurait gouverné un petit royaume. La légende dit qu'à sa naissance des maîtres de renom le reconnurent comme un être exceptionnel, un futur sage ou un futur souverain. Le jeune prince fut élevé dans une retraite luxueuse, jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans; il réalisa alors combien sa vie avait été vide. Renonçant aux attachements mondains, il partit en quête de la paix et de l'Éveil, cherchant à s'affranchir du cycle des renaissances. Pendant quelques années, il pratiqua le yoga et se soumit à de rigoureuses pratiques ascétiques.

Après sept années d'efforts, il abandonna cette approche qui ne le satisfaisait pas et suivit une voie à mi-chemin entre une vie d'acceptation du monde et une vie de total renoncement. Il s'asseyait sous un figuier pippal (connu depuis comme l'arbre de la Sagesse), méditait, expérimentait des états de conscience de plus en plus subtils; il était bodhisattva, c'est-à-dire candidat à la dignité de Bouddha. Au cours d'une nuit, assis sous son figuier, il reçut l'Éveil et devint le Bouddha, ou «l'Éveillé». Une fois cette vérité ultime atteinte, le Bouddha se mit à prêcher, allant de village en village, et, rassemblant un groupe de disciples, il forma une communauté de moines mendiants connue sous le nom de sangha. Il consacra le reste de sa vie à l'enseignement.

Les enseignements du Bouddha L'enseignement du Bouddha fut purement oral. Il ne laissa aucun recueil de ses pensées. Ce n'est qu'après sa mort que sa doctrine fut retranscrite et codifiée par ses disciples.

Les Quatre Nobles Vérités Au cours de sa première prédication, Bouddha enseigna les Quatre Nobles Vérités. La Première Vérité est la réalité de la souffrance (dukkha). Dans son essence, l'existence humaine est essentiellement souffrance, depuis la naissance jusqu'à la mort. Pour le Bouddha, qui admettait la conception hindoue du cycle des existences et de la renaissance, la mort elle-même n'apporte aucun soulagement.

L'ignorance de la véritable nature du réel, le désir, l'attachement et l'avidité qui en résultent, constituent l'origine de la souffrance. C'est là la Deuxième Vérité. La Troisième Vérité proclame que l'attachement et l'ignorance peuvent être anéantis : c'est la Vérité de la cessation de la douleur. La voie qui mène à cette cessation de la souffrance, la Voie aux Huit Étapes ou noble octuple Sentier, est la Quatrième Vérité. Huit vertus jalonnent cette voie : la compréhension pure, la pensée ou la représentation mentale pure, la parole pure, l'action pure, les moyens de vie purs, l'effort pur, l'attention pure et la concentration pure. Ces huit vertus sont généralement réparties en trois catégories : la moralité, la sagesse et samadhi, l'entraînement mental ou méditation.

Texte de référence: Encyclopédie Encarta

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Guy
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Guy
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MessageSujet: Re: BOUDDHISME   Mer 20 Juil à 0:14

Le zen: présentation

Le zen (japonais, « méditation silencieuse ») n chán) en mandarin ou dhyāna en sanskrit, est une forme de bouddhisme mahâyâna qui insiste particulièrement sur la méditation, ou « illumination intérieure ».

Le mot zen est la romanisation d'un mot japonais, traduction du mandarin chán, lui-même emprunté au sanskrit dhyāna, recueillement parfait.

En français, le mot zen est aussi utilisé pour signifier un état de tranquillité, d'indifférence à l'agitation du monde ; c'est devenu dans le langage courant un adjectif synonyme de « serein »
.
L'entendement moderne du zen rend celui ci plutôt difficile à classer puiqu'il chevauche la religion, et la philosophie sans toutefois présenter les caractéristiques qui permettrais d'affirmer sans l'ombre d'un doute que le zen appartient à l'une ou l'autre des catégories.

Classer le zen avec les religions et croyances m'apparait inadéquat, le classer avec les philosophies l'est tout autant, la raison m'apparait fort simple, le zen dans sa version originale n'a rien de dogmatique et son but est davantage de relier l'homme à l'univers qu'à Dieu ce qui n'a de sens sur le plan religieux que dans un entendement panthéiste. De plus, le but de la pratique n'est pas d'observer ni même de constituer un concept un entendement ou un référenciel permettant de jauger ou d'interpréter le monde, par conséquent le zen ne se qualifie pas plus pour être une philosophie.

Le zen est une expérience directe et personelle du réel indépendente de toute idées de tout concepts c'est ce qui fait son unicité sa vivacité et sa valeur. Le référenciel du zen étant l'instant présent, toutes vérités émanant de cet instant sont ponctuelles et vouées à l'impermanence. Par conséquent le zen ne peut être adopté par le mental en tant que concept ce qui m'apparait comme son principal problème en terme d'application, en fait il est plus facile d'appliquer le marxisme que le zen car le marxisme estun concept balisé le zen ne l'est pas.

Dans l'exercice du zen, le rationel interprétatif cède le pas à l'observation directe, la vérité se présentant à l'interlocuteur sous une forme majoritairement intuitive, ce qui n'enlève absolument rien à l'exactitude de la connaîssance acquise dans le processus mais rend celle ci plutôt rébarbative au cartésianisme les dispositions d'esprits m'apparaissant diamétralement opposées. Quoiqu'il en soit l'homme idéal serait à mon point de vue simultanément zen et mathématicien ce qui me semble être une position difficile à occuper.

Quoi que le zen puisse à juste titre être considéré comme une philosophie de vie, le zen ne peut être considéré comme une philosophie au sens propre, il s'agit davantage d'une attitude d'ouverture envers l'existence que d'une démarche d'interprètation de celle ci. Ceci étant dit, il m'apparait plus juste de classer le zen avec les formes de spiritualités plutôt qu'avec les philosophies.

Être Zen

Etre Zen, c'est pratiquer la grande assise des Bouddhas, c'est à dire le zazen, méditation assise en position du lotus qui est l'essence du bouddhisme.

Par cette pratique on devient intime avec soi-même. Cette intimité entraîne la compréhension de notre véritable soi. Comprendre notre véritable nature nous permet de nous harmoniser et de nous fondre avec tout l'univers et donc de nous mettre en accord avec lui et de suivre l'ordre cosmique.

Ce qui nous amène à ne pas penser que nous sommes si important et apprécier davantage le monde qui nous entoure en le découvrant tel qu'il est et non déformé par nos préjugés.

Découvrir le monde tel qu'il est, nous donne le choix de ne pas accepter aveuglément les descriptions qu'on nous en fait depuis notre naissance et nous donne la possibilité de ne pas nous laisser abuser par les autres ou par nous même. On a donc le choix de ne pas se laisser entraîner dans les cercles vicieux dont on ne peut se sortir jusqu'à la mort.

Il en découle une sensation de liberté qui nous pousse à croire, mais à croire parce que nous avons choisi de croire et non par superstition. Croire est alors l'expression de notre libre arbitre, c'est une croyance créative.

Etre Zen, c'est savoir s'oublier soi-même et donc pouvoir se concentrer sur une seule chose. On doit savoir pourquoi on fait les choses et agir ensuite, sans doute ni regret. Ne pas douter, c'est aussi équilibrer la peur et le courage.

Etre Zen, c'est savoir faire le silence à l'intérieur de soi et découvrir ainsi notre vraie dimension qui apparaît alors, comme si les mots l'avaient rendue captive.

http://www.do-not-zzz.com/

Voir sur ce forum: La physique quantique et la connaissance intuitive. Par le Dr. Vincent Vuillemin, moine zen, chef de projet au CERN sur une expérience du nouvel accélérateur de particules.
http://penseur.forumactif.com/viewtopic.forum?p=137#137

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Guy
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MessageSujet: Re: BOUDDHISME   Mer 20 Juil à 13:49

Méditer développerait le cerveau

Des chercheurs de l'Université de Madison, dans le Wisconsin, ont étudié l'activité cérébrale de huit adeptes de la méditation. Leur étude, dont les conclusions sont publiées ce mardi, tend à prouver que ce type de pratique produit des modifications durables.

Ils sont huit, huit pratiquants bouddhistes qui totalisent chacun de 10 000 à 50 000 heures de méditation, des «athlètes» dans leur discipline. Ils se sont rendus d'Asie ou d'Europe à Madison, dans le Wisconsin, pour participer à une étude sur les effets de la méditation sur le cerveau. Les résultats publiés aujourd'hui dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (PNAS) aux Etats-Unis, justifient amplement le déplacement. Les chercheurs de l'Université de Madison ont montré, pour la première fois, que la méditation pourrait induire des modifications cérébrales durables chez les pratiquants expérimentés..

Décryptage

Pour mettre en évidence ce processus, l'équipe de Madison a choisi une méthode simple. Soit l'électroencéphalogramme qui permet de quantifier l'activité électrique cérébrale au moyen d'électrodes placées sur le crâne du sujet. L'analyse des résultats a montré que les méditants expérimentés arrivent à produire, pendant leur pratique, des oscillations rapides dans les fréquences dites gamma. Cette activité est largement plus élevée que dans le groupe témoin, dix jeunes étudiants formés pendant une semaine dans l'art de la méditation. Ces ondes gamma reflètent la cohérence de l'activité cérébrale et sont détectées pendant des états d'attention soutenue ou en général pendant l'activité consciente.

«Imaginons le cerveau comme un orchestre de jazz où chaque musicien joue d'un instrument différent pour aboutir à un morceau cohérent», propose Antoine Lutz, docteur en neurosciences cognitives, responsable de la recherche. «Les différentes régions du cerveau sont spécialisées dans certaines fonctions comme les émotions, le goût, l'odorat, la mémoire... Elles doivent se synchroniser entre elles, comme les musiciens de jazz le font lorsqu'ils improvisent. La présence d'ondes gamma reflète la coordination à travers le cerveau de ces différents modules.»

L'augmentation exceptionnelle des rythmes gamma dans le cortex frontal, observée chez les méditants expérimentés, indique que ces régions jouent un rôle important dans la génération de cet état. «Ce n'est pas surprenant, puisque ces régions sous-tendent des fonctions mentales complexes, comme la pensée abstraite, la capacité d'apprentissage mais aussi les actions volontaires», commente Antoine Lutz. Mais ce n'est pas la seule zone concernée, l'étude montre une activation d'un grand nombre de régions et notamment des aires pariétales. Suggérant ainsi une synchronisation à longue distance entre ces zones. La méditation générerait donc une forte coordination entre plusieurs régions du cerveau.

«Nous pensons que le degré de synchronisation reflète l'entraînement des sujets, relève Antoine Lutz. Cette cohérence de l'activité cérébrale repose probablement sur une réorganisation des connexions cérébrales. Par ailleurs, la corrélation chez les pratiquants entre le taux élevé des ondes gamma avant la méditation et le nombre d'heures de pratiquesuggère un effet à long terme de la méditation sur le cerveau. Nous avons aussi constaté une augmentation des ondes gamma après la méditation. Cela implique un impact à court terme sur la dynamique cérébrale.»

Il s'agirait donc d'une réorganisation du cerveau due à l'entraînement mental.
Les méditants ont utilisé, pour cette partie de l'étude, une technique dite de compassion universelle et d'amour inconditionnel. Mais les volets suivants de l'étude, à paraître, feront état d'autres types de méditation (visualisation, concentration et présence ouverte). Les chercheurs utiliseront également l'imagerie par résonance magnétique nucléaire fonctionnelle (IRMF) permettant de mieux localiser anatomiquement les régions stimulées. Un feuilleton scientifique passionnant va donc se poursuivre au fil de leur analyse.

Ces premiers résultats ouvrent déjà des perspectives d'application dans des domaines comme les problèmes de déficit d'attention, d'anxiété et pourquoi pas du vieillissement neuronal. «Aux Etats-Unis la méditation est quotidiennement utilisée dans 200 hôpitaux pour la gestion du stress. Par exemple dans les phases terminales du cancer», rappelle Antoine Lutz.
D'autres études sur la méditation, notamment celle menée par le dojo zen de Zurich et dirigée par Christoph Michel, responsable du Laboratoire de recherche du service de neurologie à l'Hôpital universitaire de Genève, ont montré une augmentation des ondes à basse fréquence, alpha et thêta, indiquant plutôt un état de relaxation.

«Nous n'avons pas analysé les ondes gamma car elles sont difficiles à enregistrer en surface. C'est très intéressant de constater la permanence du changement induit par la méditation. C'est une première. Une très jolie étude que j'aurais bien aimé faire», commente sportivement Christoph Michel.
Il s'agit maintenant de savoir si les changements constatés sont réellement dus à la méditation et non à une prédisposition particulière des moines. «Cela implique une étude sur la durée, ajoute Christoph Michel. Il faudrait aussi voir si les méditants s'en tirent vraiment mieux en pratique. S'ils ont plus de facilité à résoudre un problème.»

Instruments de mesure

L'activité cérébrale, qui se calcule en hertz (Hz) ou en ondes (fourchettes de Hz), varie considérablement. Les ondes delta (0,5 à 4 Hz) correspondent au sommeil profond sans rêve; les ondes thêta (de 4 à 7 Hz) à la relaxation profonde; les ondes alpha (de 8 à 13 Hz) à la relaxation légère ou à l'éveil calme; les ondes bêta (14 Hz et plus) aux activités courantes ainsi que, curieusement, aux périodes de sommeil avec rêve. Les ondes gamma (au-dessus de 30-35) témoigneraient, elles, d'une activation de neurones exceptionnelle, telle qu'on la rencontre pendant les processus de création et de résolution de problème.

Date de parution:
Mardi 16 novembre 2004

Auteur:
Marie-Christine Petit-Pierre
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Guy
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MessageSujet: Re: BOUDDHISME   Mar 9 Aoû à 21:17

Qu’est-ce que l’éveil ?

Toutes les écoles de la tradition bouddhique parlent de l’éveil comme ayant principalement trois aspects.

Premièrement: Elles parlent tout d’abord de l’éveil comme d’un état de prise de conscience pure, claire, voire radieuse. Certaines écoles vont jusqu’à dire que dans cet état de prise de conscience on n’expérimente plus la dualité sujet-objet. Il n’y a pas de « là-bas », de « en dehors », pas de « ici », de « en dedans ». Cette distinction sujet-objet ainsi que nous l’appelons généralement, est entièrement transcendée. Il n’y a qu’une prise de conscience continue, pure, claire qui s’étend pour ainsi dire dans toutes les directions, pure et homogène. C’est de surcroît une prise de conscience des choses telles qu’elles sont véritablement, qui ne sont pas, bien entendu, les choses en tant qu’objets mais les choses en tant que transcendant pour ainsi dire la dualité entre sujet et objet.

Par conséquent, on parle également de cette prise de conscience pure et claire comme d’une prise conscience de la réalité et donc, aussi, comme d’un état de connaissance. Cette connaissance n’est pas la connaissance au sens ordinaire - pas celle qui fonctionne dans le cadre de la dualité entre sujet et objet - mais plutôt un état de vision spirituelle directe et immédiate qui voit toutes choses directement, clairement, véritablement. C’est une vision spirituelle - voire une vision transcendantale qui est libre de toute illusion, de toute méprise, de toute pensée erronée ou déformée, de toute imprécision, de toute obscurité, de tout conditionnement mental, de tout préjugé. L’éveil est donc, tout d’abord, cet état de prise de conscience pure et claire, cet état de connaissance ou de vision.

Deuxièmement : On parle de l’éveil comme d’un état d’amour et de compassion intenses, profonds et débordants. Cet amour est parfois comparé à celui d’une mère pour son enfant unique. Cette comparaison se trouve, par exemple, dans un texte bouddhique très célèbre, le Metta Sutta ou « Discours sur l’Amour Bienveillant ». Dans ce discours le Bouddha dit : « Tout comme une mère protège son fils unique même au prix de sa propre vie, ainsi devrait-on développer un esprit d’amour tout inclusif envers tous les êtres vivants ». Ceci est le genre de sentiment et d’attitude que nous devons cultiver. Remarquez que le Bouddha ne parle pas seulement de tous les êtres humains, mais de tous les êtres vivants : tout ce qui vit, tout ce qui respire, tout ce qui bouge, tout ce qui est sensible. C’est cela que ressent l’esprit éveillé. On nous dit de plus que cet amour et cette compassion consistent en un désir venant du fond du cœur - un désir profond et brûlant - pour leur bien-être, pour leur bonheur : un désir que tous les êtres soient libérés de la souffrance, de toutes les difficultés, qu’ils croissent et se développent, et que finalement ils atteignent l’éveil. L’amour et la compassion de ce genre - amour infini, débordant, sans limites, envers tous les êtres vivants - font aussi partie de l’éveil.

Troisièmement : L’éveil consiste en un état, ou une expérience, d’énergie mentale et spirituelle inépuisable. Un événement de la vie du Bouddha en est un très bon exemple. Comme vous le savez peut-être, il atteignit l’éveil à l’âge de trente-cinq ans et il continua d’enseigner et de communiquer avec les autres jusqu’à l’âge avancé de quatre-vingt ans, bien que vers la fin son corps physique soit devenu très frêle. Un jour il dit : « Mon corps est comme une vieille charrette délabrée, qui a été souvent réparée. En quelque sorte, on l’a fait tenir avec des bouts de ficelle. Mais mon esprit est toujours aussi vigoureux. Même si je devais être conduit d’un endroit à l’autre sur une litière, si quelqu’un venait à moi, je serais toujours en mesure de répondre à ses questions, serais toujours en mesure de lui donner un enseignement. Ma vigueur intellectuelle et spirituelle n’est pas réduite, en dépit de l’affaiblissement de mon corps. » L’énergie est donc une caractéristique de l’état d’ éveil. Nous pourrions dire que l’ état d’éveil est un état d’énergie extrême, de spontanéité absolue, qui bouillonne continuellement : un état de créativité ininterrompue. En un mot, nous pouvons dire que l’état d’ Éveil est un état de libération parfaite et inconditionnée de toute limitation subjective.

Voilà donc ce que signifie l’éveil tel qu’il est compris dans la tradition bouddhique - dans la mesure tout au moins où l’ éveil peut être décrit et dans la mesure où ses différents aspects peuvent être ainsi. Ce qui se passe vraiment c’est que la connaissance se transforme en amour et en compassion, l’amour et la compassion se transforment en énergie, l’énergie en connaissance, et ainsi de suite. On ne peut pas vraiment séparer un aspect des autres. Néanmoins la tradition nous donne cette description catégorisée de l’éveil afin de simplement nous donner un aperçu de l’expérience, de simplement nous donner une petite idée ou une sensation de ce que c’est. Si nous voulons avoir une idée plus précise il nous faudra lire, peut-être un texte plus élaboré, plus poétique, de préférence extrait des écritures bouddhiques ; ou nous devrons pratiquer la méditation et tenter d’avoir par ce moyen au moins un aperçu de l’état d’ éveil. Donc quand le bouddhisme parle d’éveil, de bouddhéité ou de nirvana, c’est de cet état de suprême connaissance, d’amour, de compassion et d’amour, de compassion et d’énergie qu’il parle.

Amitiée

Guy
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BOUDDHISME

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